Comment optimiser vos images en 7 étapes pour votre site web

Découvrez comment les images peuvent affecter la vitesse de votre site et comment les optimiser pour une meilleure expérience utilisateur.
Comment optimiser vos images en 7 étapes pour votre site web
Découvrez comment les images affectent la vitesse de votre site et comment les améliorer - © Freepik

De nos jours, les images représentent souvent 50% ou plus du poids total des pages web. Des visuels trop lourds peuvent sérieusement ralentir les chargements de pages et dégrader l’expérience utilisateur, poussant les visiteurs à abandonner le site. Optimiser ses images devient donc indispensable pour tous les sites web, qu’ils soient vitrines, e-commerce, blogs ou sites de communication.

Suivez notre guide complet en 7 étapes pour réduire efficacement le poids de vos photos et illustrations, tout en conservant une excellente qualité visuelle.

#1. Choisir le bon format d’image selon l’usage

Le format de vos images a un impact direct sur leur poids. Selon le type de contenu, certains formats sont plus adaptés :

  • Le JPG est recommandé pour les photos. Sa compression avec pertes réduit considérablement la taille des fichiers (jusqu’à 90%), en sacrifiant un peu de qualité, souvent invisible à l’œil nu. À privilégier pour toutes les photos réalistes : paysages, portraits, produits, scènes de vie…
  • Le PNG préserve parfaitement la qualité de l’image et joue avec la transparence. À utiliser pour les logos, graphs, illustrations au trait ou avec aplats de couleurs uniformes. Le PNG est indispensable pour mettre en valeur des visuels avec des zones trop contrastées ou des effets de transparence.
  • Le SVG est le format vectoriel idéal pour les logos, icônes, pictogrammes… Les fichiers SVG restent ultralégers tout en conservant un rendu parfait au trait et des couleurs vives. Le SVG est incontournable pour les assets nécessitant une grande précision.

D’autres formats peuvent également être utilisés dans des cas spécifiques :

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  • GIF pour des images animées ou avec transparence
  • WEBP, plus récent et plus efficace que le JPG (pas encore totalement supporté par tous les navigateurs, mais c’est en bonne voie)
  • JPEG 2000 pour la compression avec pertes d’images complexes (médical, spatial…)
  • JPEG XR pour la compression d’images HDR (high dynamic range)

Veillez à toujours privilégier le format le mieux adapté à chaque image. Par exemple, un graphique avec dégradés sera mieux en JPEG ou PNG, tandis que des icônes seront optimales en SVG. Analysez le type de contenu pour faire le bon choix.

#2. Redimensionner vos images au plus juste

Inutile d’afficher une image gigantesque de 3000 px en grand format si elle occupe seulement 500 px dans la page. En redimensionnant chaque image à sa taille d’affichage, on divise son poids par 4 ou 5 !

Outils utiles :

  • ImageOptim (Mac) : interface simple, préréglages par type de contenu
  • IrfanView (Windows) : très complet, fonction batch resize
  • Photoshop : redimensionnement par lot

Tailles recommandées :

  • Maximum 2000 px de large pour une bannière
  • 1500 px de large pour une image de page
  • 1000 px pour une photo produit

Ces dimensions suffisent pour garantir une haute qualité visuelle, même sur écrans Retina 2x. Au delà, sauf cas particulier lié à votre design, vous alourdissez inutilement la page sans apporter de valeur visuelle réelle à l’utilisateur.

#3. Choisir l’hébergement optimal pour vos images : CDN et responsive

Héberger ses images sur son propre serveur web ralentit les chargements si l’utilisateur se trouve loin de votre serveur. Mieux vaut alors, si vous souhaitez toucher des audiences internationales, utiliser un CDN (Content Delivery Network) qui distribuera vos images dans le monde entier depuis des serveurs optimisés.

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Parmi les CDN les plus performants, on retrouve : Cloudinary, Akamai, Amazon CloudFront

Autre bonne pratique : créer plusieurs versions d’une image pour chaque support (desktop, mobile…). Le CDN livrera à chaque fois la meilleure version à l’utilisateur pour optimiser sa bande passante. Par exemple, Cloudinary permet de délivrer automatiquement la version retina d’une image pour les écrans Haute Définition.

Quelques précisions supplémentaires :

  • Le CDN stocke les images sur des serveurs répartis stratégiquement pour une distribution ultra-rapide
  • L’intégration est transparente, il suffit de changer le chemin d’accès aux images
  • Outre la vitesse, le CDN apporte aussi une meilleure résilience grâce à la redondance des serveurs
  • Pour un site à fort trafic, l’usage devient indispensable afin d’absorber les pics de charge
  • Le cache des images permet d’éviter de surcharger le serveur d’origine et d’alléger la bande passante
  • Un CDN adapte en temps réel la distribution en cas de problème sur un de ses datacenters

L’association CDN et images adaptées à l’appareil sur lequel elles sont diffusées garantit des performances et une expérience utilisateur optimales.

#4. Trouver le ratio parfait de dimensionnement des images de votre site

Optimiser le poids des images passe aussi par leur dimensionnement dans des ratios adaptés à leur usage final. Les ratios dimensionnels les plus utilisés sur le web sont :

  • 1:1 pour les images carrées type profils réseaux sociaux
  • 4:3 pour les images standard
  • 16:9 pour les bandeaux et vidéos HD
  • 9:16 pour les photos mobiles en portrait
  • 3:4 pour les portraits classiques
  • 2:3 correspondant au ratio des photos de reflex numériques.
Comment optimiser vos images en 7 étapes pour votre site web'images les plus communs .

Il est recommandé de redimensionner vos visuels dans les ratios dimensionnels directement adaptés à leur affichage final. Cela évite des recadrages ultérieurs qui dégradent la qualité. Par exemple, une bannière horizontale sera en 16:9, tandis qu’un visuel Instagram sera en 1:1 ou 4:5.

Trouvez pour chaque image le meilleur compromis entre poids et dimensions optimales.

Pour le reste, voici des recommandations d’ordres de grandeur pour l’équilibre poids/qualité lors de l’affichage sur votre site web:

  • Photos : 100 ko en JPEG qualité 85 (poids divisé par 3 vs qualité web standard, sans perte visible)
  • Bannières : 50-70 ko en JPEG 65-70 (poids divisé par 5 ou plus vs qualité standard)
  • Logos et pictos : quelques ko en SVG vectoriel (rendu parfait au trait, compressé)
  • Outils : TinyPNG, Optimizilla, Squoosh

Testez différents taux de compression JPEG pour trouver le meilleur ratio. Le poids doit être réduit au maximum sans dégrader la qualité perçue.

Attention, trop compresser génère des effets de « blocs » disgracieux.

En effet, la compression JPEG réduit la taille des fichiers en éliminant des détails et des données de l’image. Si on pousse trop loin ce taux de compression, cela peut entraîner une dégradation visuelle avec apparition de « blocs » rectangulaires bien visible. Cet effet bloc est dû à la compression par blocs de 8×8 pixels utilisée par l’algorithme JPEG.

Il faut trouver le juste équilibre entre réduction du poids et qualité visuelle en testant différents taux, et en vérifiant qu’aucun effet de bloc disgracieux n’apparaisse. Une prévisualisation agrandie permet de vérifier que la compression est optimale et n’engendre pas ce genre de dégradation parasite. Par exemple, passer un fond en JPEG 85 à 65 permet de réduire son poids de 100 ko à 30 ko tout en conservant un rendu très correct.

#5. Optimiser également le nom et les balises ALT

La balise ALT permet d’attribuer une description textuelle à une image.

Le texte alternatif défini dans la balise ALT s’affichera notamment si l’image ne peut pas être chargée. Il sera également utilisé par les lecteurs d’écran pour les malvoyants.

Pour garantir une expérience utilisateur optimale et renforcer la visibilité d’un site web, il est essentiel de prêter attention aux détails techniques. La balise ALT, par exemple, doit contenir une description concise et précise du contenu de l’image. En effet, une balise ALT soigneusement optimisée joue un rôle crucial dans l’amélioration du référencement naturel et l’accessibilité du site, assurant ainsi que les contenus visuels sont accessibles et compréhensibles pour tous, y compris les moteurs de recherche et les utilisateurs malvoyants.

#6. Utiliser des outils d’analyse pour identifier les gros fichiers

Outils d’analyse comme GTmetrix ou Pingdom Website Speed Test permettent d’analyser finement le poids de chaque image d’une page.

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Insérer votre URL puis sélectionner le lieu depuis lequel vous voulez essayer – © Pingdom

On peut ainsi identifier précisément les images trop lourdes à optimiser en priorité. Ces outils révèlent également des problèmes de dimensions excessives, de mauvais format, etc. Ils permettent de hiérarchiser vos actions pour adresser en premier les images qui pénalisent le plus les performances.

Par exemple, la bannière principale de 1500 px pèse 500 ko et ralentit le chargement de la homepage. En la réduisant à 100 ko, le temps de chargement total diminue de 2 sec.

#7. Tester et monitorer les performances de votre site

Une fois les images optimisées, il est essentiel de :

  • Tester les gains de performance obtenus sur desktop et mobile
  • Monitorer dans la durée avec des outils de Suivi de Performance
  • Maintenir les bonnes pratiques sur les nouvelles images ajoutées

Par exemple, le temps de chargement mobile est passé de 8 à 3 sec en optimisant les images, puis se maintient grâce à un workflow automatisé.

Pour cette étape de test et de monitoring, il est recommandé de procéder à des tests avant/après optimisation sur un échantillon de pages représentatif. Cela permet de bien mesurer les gains obtenus. Les outils comme WebPageTest ou Lighthouse sont parfaits pour vérifier les temps de chargement perçus par l’utilisateur.

Un monitoring continu des performances doit être mis en place, en s’appuyant sur des solutions telles que Datadog ou New Relic. On pourra notamment définir des alertes sur des métriques clés comme le temps de chargement ou le poids des pages.

Il est également essentiel d’automatiser l’optimisation des nouvelles images ajoutées pour maintenir un haut niveau de performance dans la durée. Et des tests de charge réguliers permettront de détecter toute éventuelle régression.

Enfin, il est intéressant d’analyser l’impact des optimisations d’images sur le taux de rebond ou les conversions, pour s’assurer de la valeur business générée.

L’optimisation des images est un levier essentiel pour booster les performances d’un site web. Suivre rigoureusement ces 7 étapes vous permettra de réduire leur poids de 50 à 90%, sans perte de qualité visible.

Vos pages se chargeront beaucoup plus vite, améliorant significativement l’expérience de vos visiteurs, notamment sur mobile. Moins d’abandons, plus de pages vues, de meilleurs conversions… les bénéfices d’un site aux images allégées sont multiples.

Alors ne négligez pas cet aspect crucial. Prenez le temps d’optimiser en profondeur vos photos et illustrations avec les méthodes vues dans ce guide. Vos efforts seront largement récompensés par des performances et une expérience utilisateur de tout premier plan.

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