Google éradique 1 Milliard de liens illégaux en 9 mois

Google réussit à supprimer plus d’un milliard de liens illégaux en neuf mois, renforçant sa lutte contre les sites pirates et les contenus illicites en ligne.
Google éradique 1 Milliard de liens illégaux en 9 mois
Google réussit à supprimer plus d'un milliard de liens illégaux en 9 mois, renforçant sa lutte contre les sites pirates et les contenus illicites en ligne - © Unsplash.com

Le streaming illégal et le piratage en ligne ne cessent de progresser depuis quelques années, au grand dam des ayants-droit. Face à cette hécatombe, Google a décidé de taper fort. Le géant américain vient d’annoncer avoir supprimé plus d’un milliard de liens vers des sites proposant du contenu piraté en seulement 9 mois. Un record historique dans la lutte contre ce fléau du net.

La riposte de Google

La firme de Mountain View ne ménage pas ses efforts pour lutter contre la piraterie en ligne. Son annonce du 8 août dernier en témoigne : en 9 petits mois, Google a procédé à la suppression de plus d’un milliard de liens pointant vers des sites pirates. Un coup de filet massif qui démontre la détermination du moteur de recherche à éradiquer ce fléau.

Si l’on en croit les chiffres, l’ampleur de l’opération est sans précédent. Jamais autant d’URL menant à du contenu illégal n’avaient été déréférencées en si peu de temps. Films, séries, musiques, ebooks… les pirates ont du souci à se faire. La crise sanitaire et les confinements successifs ont favorisé l’explosion du streaming illicite. Google a décidé de taper fort pour rassurer les ayants droit.

Au total, pas moins de 7 milliards de liens ont été supprimés depuis la création en 2012 de « Transparency Report ». Ce service recense les demandes de retrait émises par les détenteurs de droits. Si la cadence était déjà soutenue, elle s’est encore accélérée ces derniers mois. La fronde des industries culturelles a fini par payer. Reste à savoir si cette offensive menée par Google suffira à endiguer un phénomène devenu massif.

Les acteurs de cette lutte

Parmi les acteurs les plus offensifs dans cette guerre juridique figure MindGeek Premium. Cette société gère des sites pornographiques populaires tels que Pornhub et serait à l’origine d’un quart des plaintes à elle seule. Craignant de lourdes pertes de revenus publicitaires, elle demande quotidiennement le retrait de centaines de milliers de liens. Jusqu’à 2 millions certains jours, d’après Google!

Google éradique 1 Milliard de liens illégaux en 9 mois
La majorité des plaintes viennent des sites pornographiques – © Rawpixel.com

Les autres industries touchées ne sont pas en reste. Labels musicaux, producteurs, éditeurs… Tous ont compris l’importance de frapper fort pour endiguer le phénomène. Car certaines études estiment que plus de 80% du piratage dans le monde provient désormais du streaming illégal et du direct downloa

Les limites de l’efficacité de ces mesures

Cependant, cette guerre juridique engendre parfois des dégâts collatéraux. Certains sites parfaitement légaux se retrouvent ainsi victimes de désindexation abusive. Ce fut le cas récemment de Torrent Freak, un pure player d’information sur l’actualité du P2P. En mentionnant les noms de sites pirates, le média s’est attiré les foudres des ayants droit.

Autre limite, le déréférencement n’empêche pas l’accès aux plateformes illicites. Les internautes peuvent toujours saisir directement l’URL dans leur navigateur ou passer par d’autres moteurs de recherche. Bien consciente de ces lacunes, la firme de Mountain View promet de ne pas relâcher ses efforts. Elle affirme même vouloir accélérer le rythme des suppressions prochainement. Une véritable déclaration de guerre aux pirates du net.

Cette opération coup de poing marque incontestablement un tournant dans la guerre que se livrent les géants du web et les ayants droit. Jamais par le passé un tel nombre de liens n’avait été supprimé en si peu de temps. Preuve que Google ne compte pas en rester là et entend poursuivre ses efforts dans la durée.

Pour autant, cela ne sonnera pas le glas du streaming illégal et du piratage en ligne. Bien que frappés de plein fouet, les sites mis en cause risquent de revenir sous d’autres noms de domaine ou d’adresses IP. Ils développent déjà de nouvelles techniques pour rester sous les radars et échapper aux sanctions. Le jeu du chat et de la souris ne fait probablement que commencer.

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